La recherche d’emploi en 2017 – Quelles sont les pratiques des candidats ?
RegionsJob révèle les résultats de sa grande enquête annuelle sur la recherche d’emploi. Grâce aux réponses de 6 466 candidats, RegionsJob fait le point sur les évolutions en matière de recherche d’emploi et sur les préoccupations des salariés en veille et des demandeurs d’emploi.

 

Le mobile est plus que jamais à l’assaut du recrutement puisque 61 % des sondés utilisent leur téléphone pour trouver un emploi. Pour autant, 39 % se limitent à la consultation des offres, alors que 22 % déclarent aller jusqu’à postuler depuis leur mobile.

Autre tendance qui se distingue, les événements de recrutement innovants. 26 % des candidats déclarent avoir déjà participé à ce type de rendez-vous carrière. Au-delà des forums emploi déjà bien installés (près d’1 candidat sur 2 s’y rend au moins occasionnellement), jobdatings, afterworks, soirées recrutement et portes ouvertes mobilisent ainsi de nombreuses personnes à la recherche d’un nouvel emploi. Un moyen complémentaire aux canaux traditionnels qui permet aux recruteurs de se démarquer.

 

Identité numérique, un enjeu majeur pour les candidats… et les entreprises !

Si 38 % des personnes interrogées déclarent ne jamais vérifier les informations en ligne les concernant, 34 % publient du contenu en ligne pour valoriser leur expertise et ils ont raison : 19 % des Français déclarent que leur présence en ligne les a aidés à obtenir un emploi.

L’inverse s’avère heureusement beaucoup moins vrai, puisque 93 % prétendent que les informations présentes en ligne les concernant ne les ont jamais empêchés de saisir une nouvelle opportunité professionnelle.

Les entreprises sont « scrutées » puisque 83 % des candidats font des recherches en ligne sur un potentiel futur employeur avant de postuler. Les résultats trouvés, principalement via les moteurs de recherche comme Google (69 %), influencent fortement leur candidature (81 %).

A la suite de ces recherches, 63 % des répondants ont déjà abandonné l’idée de postuler à une offre. A l’inverse, 76 % ont postulé grâce à ces informations ! Des chiffres qui confirment, si cela était nécessaire, l’importance de la marque employeur.

On note par ailleurs que les femmes sont moins présentes sur internet que les hommes. En effet, si 22 % des hommes affirment que les informations en ligne les concernant les ont aidés à obtenir un job, c’est le cas pour seulement 16 % des femmes. Des résultats en accord avec l’activité numérique des uns et des autres : les hommes sont 37% à diffuser du contenu sur le net quand les femmes ne sont que 30 % à le faire.

Les bonnes pratiques de plus en plus partagées par les candidats et les recruteurs

Candidats et recruteurs ont chacun pris conscience de l’importance de développer de meilleures pratiques. Côté candidats, cela se traduit par l’exposition d’un projet au recruteur plutôt que de répondre de manière uniforme à n’importe quelle offre d’emploi. 47 % d’entre eux adaptent systématiquement leur CV ou leur lettre de motivation à l’entreprise dans laquelle ils postulent et cette habitude plaît aux recruteurs.

« La personnalisation est primordiale » juge David Beaurepaire, Responsable Développement & Stratégie chez RegionsJob. « Mais il faut poursuivre cet effort en adaptant sa candidature de manière systématique, en préparant sérieusement l’entretien d’embauche et en relançant l’entreprise sous une dizaine de jours. Cela permet de montrer votre intérêt pour le poste, l’entreprise et peut faire toute la différence ».

Concernant les relances, la pratique est pourtant moins courante : en 2017, seulement 12 % des candidats affirment relancer systématiquement l’entreprise dans laquelle ils ont postulé.

Dans le même temps, les recruteurs sont de plus en plus nombreux à répondre aux candidatures qu’ils ont écartées. En 2017, seulement 15 % des internautes déclarent ne « jamais obtenir de réponse » alors qu’ils étaient 36 % en 2016.

Les réseaux sociaux loin des prédictions en termes de recrutement

Alors qu’on les annonçait comme la future révolution du recrutement il y a 10 ans, l’utilisation des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou LinkedIn est en baisse d’un point en 2017 (35 % en 2012 contre 34 % en 2017) et 66 % des candidats ne les utilisent pas du tout.

Si ces outils permettent aux recruteurs de vérifier certaines informations sur l’identité numérique et l’expertise des candidats et de « travailler » leur marque employeur, ils sont encore très loin de compter parmi les principaux moyens de postuler auprès des entreprises. Seulement 21 % des personnes interrogées les utilisent dans ce but.

Au-delà des sites de recherche d’emploi, le service public de l’emploi (Pôle Emploi et Apec) demeure extrêmement utilisé chez les personnes sans emploi (80 %) tout comme la candidature spontanée (71 %). Suivent l’intérim (52 %), les réseaux sociaux (41 %), les cabinets de recrutement (41 %), les sites RH des entreprises (40 %), et le réseau personnel/la cooptation (34 %) loin devant et la presse (17 %).

Côté efficacité, les sites internet d’offres d’emploi arrivent en tête avec 80 % d’utilisateurs qui les jugent comme « assez efficaces » ou « très efficaces ». La cooptation arrive deuxième (45 %), suivie des cabinets de recrutement (43 %), du service public de l’emploi (40 %), des sites RH des entreprises (36 %), de l’intérim (33 %), des candidatures spontanées (31 %), des réseaux sociaux (28 %) et loin devant la presse (13 %).

Localisation et descriptif du poste, premières sources d’intérêt pour un poste

Le lieu (71 %) et le descriptif du poste (67 %) sont les deux éléments auxquels les candidats prêtent de loin le plus d’attention à la lecture d’une offre d’emploi. Un résultat qui n’étonne pas David Beaurepaire :

« Aujourd’hui, les Français tiennent à conserver une bonne qualité de vie et aspirent à l’équilibre entre leurs vies personnelle et professionnelle. Il n’est donc pas étonnant de retrouver la localisation du poste en tête des préoccupations. Dans le même temps, ils s’intéressent beaucoup au contenu de leur futur job et à son caractère stimulant. Les jeunes diplômés des générations Y et Z particulièrement : le travail doit faire sens pour eux ».

Plus de détails disponibles sur demande au service de presse.

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